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26/12/2009

L'égalité professionnelle hommes-femmes passe par la parité... à la maison

Pour que les femmes cessent d'être pénalisées professionnellement, Michèle André, la présidente de la Délégation aux droits des femmes, souhaite une meilleure répartition des tâches au foyer. A la base, une étude révélatrice de l'Ined.

Papa travaille, maman cuisine une bonne tarte aux myrtilles et repasse les affaires du bébé tout en regardant « Les feux de l'amour » à la télévision. Un cliché ridicule ? Pour la série télé peut-être, mais sûrement pas en ce qui concerne cuisine et repassage.
Deux activités qui n'auraient rien de remarquable, si ce n'est qu'elles restent largement dévolues aux femmes.difference-hommes-femmes.jpg Mais surtout, qu'elles sont l'un des freins importants à la parité hommes-femmes dans la vie professionnelle.

C'est ce qui motive Michèle André, la présidente de la Délégation aux droits des femmes.

La sénatrice PS du Puy-de-Dôme estime dans un communiqué que " l'inégale répartition des tâches domestiques dans le couple et les inégalités professionnelles entre les hommes et les femmes constituent les deux volets d'un problème de société qu'il convient d'envisager dans sa globalité." Elle demande donc "des mesures pour inciter les pères à prendre encore davantage leur part dans l'éducation de leurs enfants afin de permettre aux femmes de pouvoir assurer également leurs autres engagements." Ces mesures complèteraient, à ses yeux, le programme du ministre du travail pour l'égalité professionnelle, le projet de loi pour imposer des quotas féminins dans les conseils d'administration des grandes entreprises ou encore les discussions sur la réforme territoriale. 

A la base de la réflexion de Michèle André, une étude de l'Ined (l'Institut national d'études démographiques), publiée en novembre. Ces travaux, dit la sénatrice, "viennent d'apporter une nouvelle fois la démonstration que le partage inégal des tâches domestiques au sein du couple s'accentuait avec la naissance d'un enfant supplémentaire et que celui-ci était la cause d'un décrochage professionnel des femmes : 25 % de celles qui ont accouché d'un premier enfant entre 2005 et 2008 ont cessé ou réduit leur activité et cette proportion s'élève à 32 % pour celles qui ont eu un enfant supplémentaire. "


La sénatrice PS du Puy-de-Dôme estime dans un communiqué que " l'inégale répartition des tâches domestiques dans le couple et les inégalités professionnelles entre les hommes et les femmes constituent les deux volets d'un problème de société qu'il convient d'envisager dans sa globalité." Elle demande donc "des mesures pour inciter les pères à prendre encore davantage leur part dans l'éducation de leurs enfants afin de permettre aux femmes de pouvoir assurer également leurs autres engagements." Ces mesures complèteraient, à ses yeux, le programme du ministre du travail pour l'égalité professionnelle, le projet de loi pour imposer des quotas féminins dans les conseils d'administration des grandes entreprises ou encore les discussions sur la réforme territoriale. 

A la base de la réflexion de Michèle André, une étude de l'Ined (l'Institut national d'études démographiques), publiée en novembre. Ces travaux, dit la sénatrice, "viennent d'apporter une nouvelle fois la démonstration que le partage inégal des tâches domestiques au sein du couple s'accentuait avec la naissance d'un enfant supplémentaire et que celui-ci était la cause d'un décrochage professionnel des femmes : 25 % de celles qui ont accouché d'un premier enfant entre 2005 et 2008 ont cessé ou réduit leur activité et cette proportion s'élève à 32 % pour celles qui ont eu un enfant supplémentaire. "

L'étude de l'Ined montre une situation figée

 

L'étude a consisté à interroger les mêmes couples en 2005 et 2008. En leur demandant notamment comment se répartissaient les tâches à la maison. Déjà, en 2005, les hommes ne s'occupent pratiquement pas du repassage, sont plus motivés par l'aspirateur et arrivent plus ou moins à la parité pour la vaisselle ou les courses. Faire les comptes du ménage a l'air d'avoir la préférence du mari ou du compagnon. 

La mauvaise surprise, c'est que 3 ans plus tard, les choses ont peu évolué et se sont même dégradées. En tout cas dans la cuisine familiale, et surtout si un enfant est né entre temps. La préparation des repas "toujours" ou "le plus souvent " par l'homme, qui avait pu il y a 3 ans frôler les 15% et même les 20% en cas de naissance, a réduit comme peau de chagrin : 10% et même moins si la couple a eu un bébé entre temps. 

Traduction concrête : une femme ayant à s'occuper d'un enfant est encore moins relayée à la maison qu'il y a trois ans. Même si , avec la crise, les pressions diverses au travail se sont multipliées, compagnons ou maris, réfléchissons : il y a sûrement quelque chose à faire...

Télécharger l'étude de l'Ined

La délégation aux droits des femmes au Sénat


...et à l'Assemblée nationale

 

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