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09/01/2011

Découvrez Monique PEAINCHAU (Cuba), lauréate du trophée Femme & Image de la France de l’édition 2010 des Trophées de la Fédération Femmes 3000

Monique PEAINCHAU (Cuba) a reçu le 19 novembre 2010 au Sénat à Paris le trophée Femmes & Image de la France de l’édition 2010 des Trophées de la Fédération Femmes 3000.

Monique PEAINCHAU a commencé comme professeure de français à l’Alliance Française de la Havane. En mars 2001, elle lance « Chantons et jouons en français » destiné à l’apprentissage ludique du français auprès des enfants tout en faisant connaître la culture de la France. En 2001, une trentaine d’enfants ont bénéficié de cet apprentissage ; pour la rentrée 2011, ce sont 2000 enfants et adolescents de 6 à 17 ans qui sont inscrits ! Entre 2001 et 2011, Monique a mis en place différentes activités culturelles : apprentissage de la langue, jeux et partie culturelle et chansons, création d’une bibliothèque, d’un atelier théâtre, d’un ciné-club pour adolescents, d’une chorale, visite de musées, création du 1° festival de la chanson française enfantine et lancement d’une émission de TV.

Faites sa découverte en regardant la vidéo qui lui est consacrée, réalisée par François GRANDJACQUES pour le compte de Femmes 3000, et en lisant l’article ci-après qui lui est consacré et qui a été rédigé par Christiane DEGRAIN.

 


Monique Peainchau - Cuba - Chantons et jouons en français
envoyé par Cauris3. - L'info video en direct.


On y chante, on y danse, on y apprendPage 10 - PortraitPeainchau2.jpg

« On peut avoir cinquante ans et repenser sa vie. C’est l’âge qu’avait Monique Peainchau quand elle est arrivée à Cuba en 1995. Cadre de banque, elle avait bénéficié d’une restructuration et tenté la grande aventure. La découverte de la richesse de l’île, de l’identité de ses habitants, elle la fait à travers la rédaction de guides touristiques. Puis par l’enseignement du français à l’Alliance Française.

Pourtant, Monique se sent habitée par deux envies. La première est de faire connaître largement sa langue dans l’île. La seconde est de la faire aimer aux enfants cubains. Elle se procure des livres, s’inspire de plusieurs méthodes d’enseignement, y met de ses convictions. S’exerce auprès de petits voisins. Le résultat ne se fait pas attendre, les enfants progressent vite et s’amusent beaucoup avec des chansons populaires ou bien en jouant au jeu des sept familles ! “J’ai rapidement retenu la leçon : pour enseigner une langue étrangère à des enfants, il faut qu’ils s’amusent, qu’ils chantent, qu’ils rient, qu’ils sautent, qu’ils miment, qu’ils dansent… avec des activités organisées pour cela. Rien n’est plus facile à Cuba, qui est un pays de musique, de chansons et de danse”.

Mars 2001. Le directeur de l’Alliance Française d’alors accepte “à l’essai, pendant quatre mois” d’abriter cet enseignement un peu particulier, destiné à une trentaine d’enfants. “Chantons et jouons en français” est né. 2010. Dix ans après, non seulement il existe toujours, mais il est monté en puissance. En 2003, 525 enfants et adolescents suivaient l’enseignement. En 2010, ils sont plus de 2000 inscrits, qui ont entre 6 et 17 ans. Les enfants sont accueillis les samedis et dimanches, puisque, dans la semaine, les petits cubains vont tous à l’école qui est obligatoire. Les résultats sont là.

Mesurables, quand on regarde la réussite des protégés de Monique aux examens. Et pourtant, quelle drôle d’école que celle où il existe des “responsables de chansons” qui décortiquent le répertoire français, de Chantal Goya à Joe Dassin (“les Champs Elysées” sont l’hymne de l’activité) pour y trouver les refrains qui seront les plus ludiques mais aussi les plus productifs de mots et de sens. Mais… attention : “Le moment de l’apprentissage d’une chanson n’est pas un cours de chant où on apprend la musique et à chanter. C’est un cours de français à part entière, où la chanson est le moyen pour apprendre la phonétique, la grammaire, des mots nouveaux de vocabulaire, et un moment culturel.”

En s’appuyant sur la musique, en utilisant les ressources du pays, Monique prend tout, variant les supports suivant les âges. Atelier théâtre pour les plus jeunes, cinéclub pour les ados, où ils voient “Mission Cléopâtre”, “Les choristes” ou “Amélie Poulain”. Le Musée Napoléon se prête à des conférences. Le spectacle de fin d’année fait le plein, et les enfants sont même associés au premier festival de la chanson française enfantine. Pour couronner le tout, Monique a proposé des cours de français à la Télévision. Projet accepté.

Monique Peainchau ne s’étend pas sur les difficultés qu’elle a rencontrées, et pourtant, “j’ai dû convaincre, faire la preuve de l’utilité de cette expérience, trouver des solutions quand nous étions sans locaux. Mais j’ai l’impression de mieux faire connaître notre langue, notre culture et notre pays, de préparer nos “ambassadeurs de la langue française de demain” dans cette île des Caraïbes qui est mon pays d’accueil et de cœur”. »

Christiane DEGRAIN 

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